Première journée et 3 réunions, à Maputo, qui se sont toutes déroulées en présence de Joaquim Chissano et en l’absence d’Andry Rajoelina : tout d’abord entre les 3 chefs de file et le Premier ministre, Mangalaza Eugène concernant le blocage de la formation du gouvernement. Eugène mangalaza a soumis le cas des ministres de la HAT encore en exercice malgré la signature de l’acte additionnel d’Addis-Abeba.
Puis ce fut le tour des 2 co-présidents, Fetison Rakoto Andrianirina et le Dr Emmanuel Rakotovahiny, d’exposer à Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Zafy Albert le difficile fonctionnement du Conseil présidentiel. Et pour finir un huit clos entre les 3 chefs de file.
Aucune décision n’a été prise et la question de la formation du gouvernement n’est pas au centre des préoccupations. C’est le dysfonctionnement de la transition, dans son ensemble, qui est abordé.
L’ancien président mozambicain Joaquim Chissano est le seul médiateur présent à Maputo. Les organisations internationales engagées dans le processus de médiation ont envoyé des observateurs .
A Madagascar la mouvance Rajoelina, met en garde contre toute formation du gouvernement. Dans un communiqué de la présidence : « Moi, Andry Rajoelina, président de la Transition et chef d’État de Madagascar, déclare que si les trois mouvances et ceux qui dirigent les discussions de Maputo prennent des décisions ne répondant pas à l’intérêt général et à celui de la Nation, je prendrai mes responsabilités ».
De leur coté les anciens prisonniers Voninahitsy Jean Eugène et Pety Rakotoniaina en présence d’Alain Ramaroson, membre de la HAT, et de Soja Jean André dit Kaleta ancien parlementaire, mais avec une absence remarquée celle du Général Fidy, s’attaquent à un éventuel retour de Marc Ravalomanana : ’’Le retour de Ravalomanana est le problème. S’il viendra, nous serons là pour l’accueillir ».
Selon le PDS de Fianarantsoa, les forces de changement ont fait trop de concessions. Ils estiment que les ministères de souveraineté doivent revenir de droit à la mouvance Rajoelina.
De leur coté les pro-Zafy, Georges Ruphin et Robert Razaka ont déclaré :’’Toute agressivité verbale ou corporelle risque de conduire le pays vers une guerre civile’’ et de rappeler : ’’Le gouvernement constitué suivant les accords de Maputo et d’Addis-Abeba sera le gouvernement légal’’.
Georges Ruphin, ancien ambassadeur et ancien sénateur à propos des chefs de région « qui politisent l’Administration » :« A partir du moment où ces chefs de région sont à la solde des politiques, l’Administration n’est plus neutre. ».
Première journée d’échanges à distance sur des positions bien opposées qui augure mal de la suite de l’absence de débat.
