Accueil > Carte blanche à ... > Positive République
carte blanche à Elia Ravelomanantsoa

Positive République

Elia Ravelomanantsoa

dimanche 1er novembre 2009

Il est vrai qu’en relisant l’histoire de la jeune, très jeune, République Malgache, 50 ans, la première impression serait de dire qu’elle est mal partie, d’aucuns même dans la presse locale se posaient la question, cette semaine, si elle n’était « maudite ».

Lors de ma campagne présidentielle de 2006, j’ai fait part de mon point de vue et que je réitère au cours de l’actuelle crise que nous traversons. Madagascar a certes connu des crises politiques majeures et cycliques. Mais à bien regarder, en cinquante ans, chaque génération a toujours essayé d’apporter sa quote part à la construction d’une nation. Même nos Présidents successifs. Philibert Tsiranana nous a emmené la notion de République, égaux devant la chose publique, moins d’inégalité par la naissance. Ni par les castes, ni par la peau dans une période post-coloniale. Didier Ratsiraka nous a apporté le sens profond et quelquefois les aléas, de la souveraineté de notre nation. Zafy Albert, malgré le peu de temps qu’il eut, nous a inculqué les grands principes de la démocratie. La tolérance de l’autre, de ses opinions, de sa religion, l’écoute du peuple, par ses mada raids. Et enfin, Marc Ravalomanana, nous a apporté les concepts de l’implication de chaque malgache au développement. La relation de ce développement collectif à la création de richesse,(certes trop focalisée sur lui) que ce soit en apport individuel ou par les grandes multinationales. Et je ne cite pas les directoires et autres transitions, mais seulement ceux qui sont passés par un suffrage.

Personnellement, je tiens à positiver et capitaliser les acquis de notre République. Ce qui atteste par ailleurs, qu’elle vit. Je suis toute aussi consciente des problèmes majeurs qui lui incombent, les défis que nous n’arrivons pas toujours à relever, les causes profondes de nos crises politiques, mais quelle création n’a pas de crise de croissance ? Et croissance ne veut-elle pas déjà dire avancer plus loin ? D’ailleurs, puisque notre population est en majorité jeune, avec une moyenne d’âge de 24 ans, c’est un autre aspect tout aussi positif en termes de forces, en termes d’énergie et peut-être malgré le « mora mora » légendaire, paradoxalement c’est aussi une population qui veut et peut aller vite. Le tout, c’est d’être réaliste, de prendre conscience de ses limites comme d’encourager son potentiel. De coordonner, de gouverner autrement que d’assurer archaïquement une administration. Ce qui n’est pas toujours évident, certes. Et même très usant pour ceux qui n’y sont pas préparés, car demandant énormément d’abnégation et de bon sens. Mais on n’applique pas la même politique dans les 196 pays des Nations Unies. Par ailleurs, aucune politique ne peut fonctionner sans le concours de la population qui en bénéficie. Et c’est cet aspect suranné de l’administration publique que je récuse. Comme je refuse l’afro pessimisme et la négation de notre mental collectif. Nous avons eu une culture politique que traduit un peu le mot « FANJAKANA », la royauté. Aussi, nos dirigeants se comportent avec le peuple comme dans une relation de vassalité. Et la psyché collective instaure un comportement de « sujet », il est temps de changer la donne. C’est un pays qui cherche un coach, pas un roi, ni un prince. Madagascar est une nation qui se cherche, continuellement, qui se trouve et se retrouve quelque part dans ses contradictions. Elle se doit d’être optimiste, ce qui n’est pas contradictoire à la lucidité.

Note :

Elia Ravelomanantsoa dirige « Madagasikarantsika, Madagascar par et pour tous », un mouvement qui regroupe des associations et organisations de la société civile, de courant de pensées politiques démocrates et libérales. En 2006, elle se présenta aux élections Présidentielles de Madagascar. Unique Candidat féminin sur 14.

Fin 2008 à début 2009 elle travaille avec le Maire de Antananarivo, Andry Rajoelina, comme coordonnateur.

Elle est consultante en Ingénieries d’affaires dans le Groupe d’Entreprises FCB- SYNERGY Communication à Antananarivo

Publier un commentaire

En bref...

Alain Joyandet annonce sa démission.

Le secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet, a annoncé aujourd’hui, sur son blog, sa démission du gouvernement, une décision confirmée à l’AFP par son entourage. Sa démission du gouvernement a été acceptée, a annoncé l’Elysée dans un communiqué. Dans ce communiqué, l’Elysée ajoute que "les fonctions d’Alain Joyandet seront exercées par Bernard Kouchner,ministre des affaires étrangères."L’homme d’honneur que je suis ne peut accepter d’être victime d’un amalgame. Après mûre réflexion, j’ai décidé de quitter le gouvernement", déclare-t-il dans un billet intitulé "J’ai décidé de quitter le gouvernement" et publié sur son blog www.joyandet.fr. "Pas un euro public n’a été détourné pour mon enrichissement personnel ou celui de mes proches", souligne M. Joyandet, qui a "bien évidemment informé le président de la République, qui peut compter sur (sa) fidélité et (son) amitié". M. Joyandet se félicite d’avoir "œuvré pour les pays en voie de développement, le renforcement de nos liens avec l’Afrique et la promotion de la francophonie dans le monde"."En 1995, année de ma première élection comme maire de Vesoul, je faisais déjà campagne sur le thème de l’exemplarité. Toute mon action publique est en conformité avec cette exigence et avec les impératifs de l’intérêt général", affirme M. Joyandet. "Je n’ai jamais eu besoin de la politique pour vivre. J’ai un métier. J’ai créé mon entreprise il y a près de 30 ans. Cela m’a procuré une grande liberté. Je suis entré en politique par passion, pour servir la France", déclare-t-il encore sur son blog, en se félicitant d’avoir "œuvré pour les pays en voie de développement, le renforcement de nos liens avec l’Afrique et la promotion de la francophonie dans le monde". Christian Blanc, secrétaires d’Etat au Grand Paris a également présenté sa démission du gouvernement, qui a été acceptée et ses fonctions seront assurées par Michel Mercier,ministre de l’aménagement du territoire.

[Toutes les brèves...]

 

 

INFOS PRATIQUES

Cours de l'Ariary

EUR 2 770,38
USD 2 258,07
GBP 3 385,86
JPY 25,74
MUR 71,12
 

Météo

le 31 juillet 2010

Ambanjasoleil-nuage 19° -24°
Andevorantosoleil-nuage 19° -23°
Antananarivosoleil-nuage 11° -19°
Mahajangasoleil-nuage 19° -24°
Mahavelonasoleil-nuage 20° -23°
Toamasinasoleil-nuage 19° -23°
Tologranosoleil-nuage 11° -19°

Bientôt, sur ce site
un service météo plus complet

 
 
 
 

Rumeurs

Le 1er juillet 2010.

...

Toutes les rumeurs >>
 

dossier

Madagascar : Difficile sortie de crise sans une révision du schéma « consensuel » arraché à Maputo

La crise politique fait toujours rage à Madagascar depuis 10 mois. Des violences ont émaillé le conflit entre les partisans du changement conduit par Andry Rajoelina et son compagnon de lutte Monja Roindefo d’une part et les partisans de Marc Ravalomanana de l’autre, et engendré la mort de plus d’une centaine de personnes depuis le 26 janvier 2009. Alors que les discussions entre les mouvances politiques se poursuivent et que les diplomates tentent de résoudre la crise, le gouvernement formé par (...)

[Lire la suite...]