Accueil > Editorial > Madagascar : Qui veut sauver la transition ?
 
 

Madagascar : Qui veut sauver la transition ?

jeudi 10 décembre 2009, par Kasay Mahitsy

Quatre mois après la signature des accords de Maputo, la transition agonise à Madagascar. Quelques soient les arguments et les raisons invoqués pour imputer les responsabilités de cet échec à ses adversaires respectifs, la réalité est que Madagascar entre dans une zone inconnue : à un coup d’Etat ’’perpétré’’ de Maputo par 3 mouvances répond un putsch présidentiel à Antananarivo.
Alors où va Madagascar ? La réponse se trouvait hier dans l’interview de Andry Rajoelina au quotidien l’Express : « Nous sommes en train de réfléchir sur la meilleure solution acceptable pour tous. » Pas certain que ce soit l’avis des trois mouvances installées provisoirement à Maputo. Si la prochaine étape politique est une version HAT 2, la présidence de Andry Rajoelina sera contestée à l’intérieur de Madagascar. Et s’il s’accroche au titre reconnu de président de la transition, elle lui sera contesté sur le plan international du fait même de l’abandon de la transition consensuelle.
Le communiqué du ministère français des Affaires étrangères et européennes et celui du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine rappellent à l’ordre les quatre mouvances et plus particulièrement Andry Rajoelina qu’il n’y a point de salut hors transition. Car celui qui est tenté par l’abandon de la transition est bien Andry Rajoelina.
Que la HAT et son gouvernement le soutiennent dans ce sens est de l’ordre des choses humaines et ne tient pas de la solution politique pour Madagascar.
Dans leur résolution de Maputo 3, les mouvances admettent, en tirant maladroitement la couverture à eux du fait de l’absence d’Andry Rajoelina, que des aménagements sont nécessaires dans les accords pour permettre une application. Souhaitons que la clarté, lors d’éventuelles prochaines négociations à Antananarivo, soit aussi à l’ordre du jour.
Mais compte tenu des haines personnelles qui se sont installées ces dernières semaines, est-ce encore possible ?

Publier un commentaire

 

PROPOSITION DE SORTIE DE CRISE POUR UN NOUVEL ORDRE CONSTITUTIONNEL

le 21 janvier 2010

Le CSR-AN tient à féliciter le peuple malagasy pour avoir fait montre d’endurance voire de résistance à la crise, fondées sur une rapide et effective sortie de crise. Le CSR-AN a volontairement gardé le silence durant ces joutes d’une rare complexité pour ne pas loin sans faut mettre de l’huile sur le feu sans pour autant délaisser ses responsabilités de mener à bon port les aspirations populaires exprimées lors des Conférences Régionales. En témoignent les différents communiqués et autres interventions médiatiques du Coordinateur National. Maintenant que tout le monde fait sien, l’objectif principal qui consiste à organiser des élections, la tenue de la Conférence Nationale s’avère des plus pressante. A ces égards, le CSR-AN tient à rappeler que : 1. L’aspiration profonde du peuple malagasy pour laquelle il s’est engagé après le renversement du régime totalitaire et despotique, est axée sur deux idées directrices : CHANGEMENT ET DEMOCRATIE ; 2. Le processus d’instauration de ces idées doit (...)
[ Lire la suite...]


 

 
 

Rumeurs

Le 1er juillet 2010.

...

Toutes les rumeurs >>
 

dossier

Madagascar : Difficile sortie de crise sans une révision du schéma « consensuel » arraché à Maputo

La crise politique fait toujours rage à Madagascar depuis 10 mois. Des violences ont émaillé le conflit entre les partisans du changement conduit par Andry Rajoelina et son compagnon de lutte Monja Roindefo d’une part et les partisans de Marc Ravalomanana de l’autre, et engendré la mort de plus d’une centaine de personnes depuis le 26 janvier 2009. Alors que les discussions entre les mouvances politiques se poursuivent et que les diplomates tentent de résoudre la crise, le gouvernement formé par (...)

[Lire la suite...]