Quatre mois après la signature des accords de Maputo, la transition agonise à Madagascar. Quelques soient les arguments et les raisons invoqués pour imputer les responsabilités de cet échec à ses adversaires respectifs, la réalité est que Madagascar entre dans une zone inconnue : à un coup d’Etat ’’perpétré’’ de Maputo par 3 mouvances répond un putsch présidentiel à Antananarivo.
Alors où va Madagascar ? La réponse se trouvait hier dans l’interview de Andry Rajoelina au quotidien l’Express : « Nous sommes en train de réfléchir sur la meilleure solution acceptable pour tous. » Pas certain que ce soit l’avis des trois mouvances installées provisoirement à Maputo. Si la prochaine étape politique est une version HAT 2, la présidence de Andry Rajoelina sera contestée à l’intérieur de Madagascar. Et s’il s’accroche au titre reconnu de président de la transition, elle lui sera contesté sur le plan international du fait même de l’abandon de la transition consensuelle.
Le communiqué du ministère français des Affaires étrangères et européennes et celui du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine rappellent à l’ordre les quatre mouvances et plus particulièrement Andry Rajoelina qu’il n’y a point de salut hors transition. Car celui qui est tenté par l’abandon de la transition est bien Andry Rajoelina.
Que la HAT et son gouvernement le soutiennent dans ce sens est de l’ordre des choses humaines et ne tient pas de la solution politique pour Madagascar.
Dans leur résolution de Maputo 3, les mouvances admettent, en tirant maladroitement la couverture à eux du fait de l’absence d’Andry Rajoelina, que des aménagements sont nécessaires dans les accords pour permettre une application. Souhaitons que la clarté, lors d’éventuelles prochaines négociations à Antananarivo, soit aussi à l’ordre du jour.
Mais compte tenu des haines personnelles qui se sont installées ces dernières semaines, est-ce encore possible ?
Madagascar : Qui veut sauver la transition ?
jeudi 10 décembre 2009, par
Editorial
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- Andry Rajoelina : Quelle sortie de crise ?
- La clé de répartition gouvernementale équilibrée et satisfaisante selon la commission de l’UA
- Andry Rajoelina dans l’impasse politique et économique.
- Madagascar débute l’année 2010 dans une crise aggravée.
- Le bricolage politique d’Andry Rajoelina continue.
- Madagascar : débuts chaotiques pour le régime de transition vers la IVe République.
- Andry Rajoelina propose la transition de la transition : une HAT sans premier ministre.
- Le Bluff rationnel d’Andry Rajoelina.
- Madagascar : Andry Rajoelina a-t-il perdu la bataille de la transition ?
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PROPOSITION DE SORTIE DE CRISE POUR UN NOUVEL ORDRE CONSTITUTIONNEL
le 21 janvier 2010
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Rumeurs
Le 09 mars 2010
Des émissaires mandatés par Camille Vital ont fait la tournée des mouvances, ce week-end, pour faire un point sur une éventuelle collaboration.
Le remaniement ou élargissement gouvernemental est envisagé pour la fin de cette semaine ou le début de la semaine prochaine.
L’ambassade de France à Madagascar a interrogé différents partis politiques sur les risques pour la communauté français et ses intérêts lors des prochaines manifestations, dont celle prévue demain mercredi.
Le FIS est actuellement SDF selon le colonel Charles Andrianasoavina.
dossier
Madagascar : Difficile sortie de crise sans une révision du schéma « consensuel » arraché à Maputo
La crise politique fait toujours rage à Madagascar depuis 10 mois. Des violences ont émaillé le conflit entre les partisans du changement conduit par Andry Rajoelina et son compagnon de lutte Monja Roindefo d’une part et les partisans de Marc Ravalomanana de l’autre, et engendré la mort de plus d’une centaine de personnes depuis le 26 janvier 2009. Alors que les discussions entre les mouvances politiques se poursuivent et que les diplomates tentent de résoudre la crise, le gouvernement formé par (...)
