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Madagascar : Le retour de la Françafrique ?

mardi 3 novembre 2009, par Kasay Mahitsy

Le 6 octobre 2009 la Françafrique a fait, au grand jour, son retour à Madagascar en orientant le résultat de la réunion consultative de l’hôtel Carlton à Antananarivo : présidence de la transition à Andry Rajoelina et la primature à Eugène Régis Mangalaza de la mouvance Ratsiraka. Mais retour en demi-teinte car cette réunion ne s’est pas conclue comme prévue par la signature des chefs de délégation à l’insu d’un des chefs de file des mouvances franco-résistant : Marc Ravalomanana absent d’Antananarivo depuis le 17 mars 2009.

Malgré une forte pression, la délégation de la mouvance du président démissionnaire refuse de signer le document et émet une forte réserve( sur le communiqué, une condition dans les discussions) sur la candidature de Andry Rajoelina aux prochaines élections présidentielles.
En coulisses de l’aveu d’un officiel français présent à cette réunion : ’’on voit comment ça se passe les prochains jours et s’il n’y a pas de protestations , c’est bon’’. Et de faire passer le communiqué comme pour un accord : un document sans valeur juridique mais avec une portée politique et diplomatique déclare Ablassé Ouedraogo, le médiateur du GIC pour l’Union Africaine. Ce qui ne l’empêche pas, à l’approche du sommet d’Addis-Abeba, de plaider pour son évidente validité et même affirmer que ce sont des acquis non négociables. Depuis le 8 octobre, une note de la présidence instaure dans les médias le titre de Président de la transition pour Andry Rajoelina en lieu et place de président de la HAT depuis le 19 mars 2009.
Le sommet d’Addis-Abeba qui ouvre pour trois jours devrait, sauf surprises, couronné les efforts diplomatiques de la France pour la signature même non consensuelle de la composition de l’exécutif de la transition et de ses institutions. La reconnaissance internationale qui interviendra rapidement n’empêchera pas la montée d’un mécontentement au sein de la population malgache. La perte de l’indépendance politique dans le sillage de la françafrique provoquera la montée d’un sentiment anti-français qui compromettra, lors des prochaines contestations, la sécurité de l’importante communauté française et ses intérêts dans l’île.
Car cette ingérence de la Françafrique dans les affaires malgaches s’est faite dans la méconnaissance du sentiment souverainiste et insulaire malgache. Que dire d’un ambassadeur qui intervient directement auprès des hommes politiques malgaches avec les mêmes arguments et propositions qu’Andry Rajoelina ?
Mais qu’importe, la Françafrique tient cette année sa revanche sur son échec de 2002 à Madagascar. Mais en méconnaissant la diversité de l’échiquier politique malgache a porté le mouvement du changement. Après une petite période d’observation, la Françafrique choisira Andry Rajoelina, son ’’homme fort’’ mais politiquement affaibli dont les bases n’ont de charmes que les avantages qu’il saura offrir ou partager s’il souhaite ne pas commettre les erreurs de son prédécesseur.
Alors la France portera aux yeux des malgaches la responsabilité d’une transition stérile et impossible à gérer comme commence à l’envisager Andry Rajoelina en réclamant les ministères souverains conscient que Maputo était un accord bâclé défavorisant le pouvoir en place. La bataille d’Addis-Abeba sera rude et couteuse pour ses partenaires.
Et pourtant la France ,qui n’est pas à l’origine du changement de pouvoir, ce sont des intérêts français privés qui ont financés le déclenchement du mouvement, aurait pu choisir à la place de la Françafrique l’alternative d’une ingérence bienveillante pour le peuple malgache, plus conforme au relations qu’elle entretient avec le pays depuis les années 70.
Mais hélas, les français ne mettrons pas fin à la Françafrique, ils n’y ont aucun intérêt. C’est aux Malgaches eux-mêmes de se battre pour conserver leur indépendance et de réaliser, pour leur avenir, une véritable indépendance économique et politique.
Mais, comme au Gabon, cette victoire de la Françafrique, avec ses vues à court terme, est des plus fragiles. Car la contestation n’a pas fini de faire entendre sa voix... Il se dit en Françafrique que l’on ne perd pas des élections que l’on organise.

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PROPOSITION DE SORTIE DE CRISE POUR UN NOUVEL ORDRE CONSTITUTIONNEL

le 21 janvier 2010

Le CSR-AN tient à féliciter le peuple malagasy pour avoir fait montre d’endurance voire de résistance à la crise, fondées sur une rapide et effective sortie de crise. Le CSR-AN a volontairement gardé le silence durant ces joutes d’une rare complexité pour ne pas loin sans faut mettre de l’huile sur le feu sans pour autant délaisser ses responsabilités de mener à bon port les aspirations populaires exprimées lors des Conférences Régionales. En témoignent les différents communiqués et autres interventions médiatiques du Coordinateur National. Maintenant que tout le monde fait sien, l’objectif principal qui consiste à organiser des élections, la tenue de la Conférence Nationale s’avère des plus pressante. A ces égards, le CSR-AN tient à rappeler que : 1. L’aspiration profonde du peuple malagasy pour laquelle il s’est engagé après le renversement du régime totalitaire et despotique, est axée sur deux idées directrices : CHANGEMENT ET DEMOCRATIE ; 2. Le processus d’instauration de ces idées doit (...)
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Rumeurs

Le 11 mars 2010

Le comité de suivi des résolutions du « Teny ifampieranà » du 4 et 5 mars est discrètement et officieusement en place à la présidence. Ce comité "de base" serait composé actuellement de 5 personnes dont les deux présidents de séance des ateliers : Horace Gatien, Rasolo André et d’Annick Rajaona coordinatrice de l’atelier national et par ailleurs porte-parole de la présidence. Il sera élargi aux associations et partis politique lors de sa mise en place officielle.

La désignation du CENI ( Commission Electorale Nationale Indépendante) devrait être effectif dans les tous prochains jours. Il serait actuellement acquis (mais rien n’est définitif) que la mise en place du CENI précédera le remaniement ou élargissement gouvernemental. Les ministres-candidats ne partiraient que si la date des élections est certaine : les élections législatives du mois mai seront, encore, probablement reportées.

Quelques personnalités réputées proches de Didier Ratsiraka, ou l’ayant été, seraient séduits par une participation au futur gouvernement élargi de Camille Vital et auraient donné leur accord.

Les revendications pour le paiement des indemnités et primes des forces armées est probablement le prochain dossier chaud pour le gouvernement. Camille Vital n’est pas parvenu à régler ce dossier hier, mercredi, en raison des difficultés des finances publiques de la transition.

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dossier

Madagascar : Difficile sortie de crise sans une révision du schéma « consensuel » arraché à Maputo

La crise politique fait toujours rage à Madagascar depuis 10 mois. Des violences ont émaillé le conflit entre les partisans du changement conduit par Andry Rajoelina et son compagnon de lutte Monja Roindefo d’une part et les partisans de Marc Ravalomanana de l’autre, et engendré la mort de plus d’une centaine de personnes depuis le 26 janvier 2009. Alors que les discussions entre les mouvances politiques se poursuivent et que les diplomates tentent de résoudre la crise, le gouvernement formé par (...)

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