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Madagascar : débuts chaotiques pour le régime de transition vers la IVe République.

samedi 19 décembre 2009, par Kasay Mahitsy

L’ordonnance n°2009-012 du 18 décembre 2009 relative à l’organisation du Régime de la Transition vers la IVe République met en place le troisième régime d’Andry Rajoelina en neuf mois, après les défuntes HAT et transition consensuelle.
Il reste ainsi, selon ses désirs, président de la transition, entretenant volontairement la confusion avec la reconnaissance du titre par les accords d’Addis-Abeba, et nomme Cécile Manorohanta premier ministre et vice-premier ministre chargé de l’intérieur. Le gouvernement Monja Roindefo 2 est reconduit. Il s’agit ni plus ni moins qu’une version bis de la HAT qui évite soigneusement l’obligation de retour de Monja Roindefo ( selon l’avis n°02-HCC/AV du 31 juillet 2009 ), ancien compagnon de lutte devenu l’épouvantail politique d’Andry Rajoelina.

A peine né, ce régime n’est pas reconnu à l’intérieur du pays par les trois mouvances qui ont participé à la transition consensuelle sous l’égide de la communauté internationale. Malgré son limogeage, hier, Eugène Mangalaza n’envisage pas de quitter la primature. Ainsi Madagascar a, de nouveau, 2 premiers ministres avant probablement deux gouvernements la semaine prochaine. Les trois mouvances ont , d’autre part, annoncé leur intention de mettre en place les institutions de la transition consensuelle, très prochainement.
Début chaotique et improvisé de ce nouveau régime car il aura fallu prendre en urgence, à quelques heures du retour des mouvances, une ordonnance sans être passer par la case HCC conformément à la constitution de la IIIe République qui fait ainsi son retour. Alors que l’annonce de la troisième voie de transition a été faite mercredi. Et finalement nommer un premier ministre alors que, mercredi, une gouvernance sans premier ministre était mise en place.
Les élections législatives s’annoncent très contestée par les mouvances mais aussi la société civile. Le consensus souhaité par la France, à ce sujet, a lui aussi peu de chance d’aboutir.

Un an, presque jour pour jour, après le début de la crise Madagascar entre dans le chaos politique et constitutionnel suite aux hésitations et erreurs politiques d’Andry Rajoelina. La détention du pouvoir suffira-t-elle face à la cohérences des trois mouvances et le constat de l’impossibilité de maintenir la stabilité dans le pays ?

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PROPOSITION DE SORTIE DE CRISE POUR UN NOUVEL ORDRE CONSTITUTIONNEL

le 21 janvier 2010

Le CSR-AN tient à féliciter le peuple malagasy pour avoir fait montre d’endurance voire de résistance à la crise, fondées sur une rapide et effective sortie de crise. Le CSR-AN a volontairement gardé le silence durant ces joutes d’une rare complexité pour ne pas loin sans faut mettre de l’huile sur le feu sans pour autant délaisser ses responsabilités de mener à bon port les aspirations populaires exprimées lors des Conférences Régionales. En témoignent les différents communiqués et autres interventions médiatiques du Coordinateur National. Maintenant que tout le monde fait sien, l’objectif principal qui consiste à organiser des élections, la tenue de la Conférence Nationale s’avère des plus pressante. A ces égards, le CSR-AN tient à rappeler que : 1. L’aspiration profonde du peuple malagasy pour laquelle il s’est engagé après le renversement du régime totalitaire et despotique, est axée sur deux idées directrices : CHANGEMENT ET DEMOCRATIE ; 2. Le processus d’instauration de ces idées doit (...)
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Rumeurs

Le 11 mars 2010

Le comité de suivi des résolutions du « Teny ifampieranà » du 4 et 5 mars est discrètement et officieusement en place à la présidence. Ce comité "de base" serait composé actuellement de 5 personnes dont les deux présidents de séance des ateliers : Horace Gatien, Rasolo André et d’Annick Rajaona coordinatrice de l’atelier national et par ailleurs porte-parole de la présidence. Il sera élargi aux associations et partis politique lors de sa mise en place officielle.

La désignation du CENI ( Commission Electorale Nationale Indépendante) devrait être effectif dans les tous prochains jours. Il serait actuellement acquis (mais rien n’est définitif) que la mise en place du CENI précédera le remaniement ou élargissement gouvernemental. Les ministres-candidats ne partiraient que si la date des élections est certaine : les élections législatives du mois mai seront, encore, probablement reportées.

Quelques personnalités réputées proches de Didier Ratsiraka, ou l’ayant été, seraient séduits par une participation au futur gouvernement élargi de Camille Vital et auraient donné leur accord.

Les revendications pour le paiement des indemnités et primes des forces armées est probablement le prochain dossier chaud pour le gouvernement. Camille Vital n’est pas parvenu à régler ce dossier hier, mercredi, en raison des difficultés des finances publiques de la transition.

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dossier

Madagascar : Difficile sortie de crise sans une révision du schéma « consensuel » arraché à Maputo

La crise politique fait toujours rage à Madagascar depuis 10 mois. Des violences ont émaillé le conflit entre les partisans du changement conduit par Andry Rajoelina et son compagnon de lutte Monja Roindefo d’une part et les partisans de Marc Ravalomanana de l’autre, et engendré la mort de plus d’une centaine de personnes depuis le 26 janvier 2009. Alors que les discussions entre les mouvances politiques se poursuivent et que les diplomates tentent de résoudre la crise, le gouvernement formé par (...)

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