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Madagascar : Andry Rajoelina a-t-il perdu la bataille de la transition ?

vendredi 11 décembre 2009, par Johary

En acceptant d’aller négocier à Maputo, Andry Rajoelina a pratiquement tout perdu, sauf le titre, tant désiré, de Président de Transition et encore, une Présidence sous tutelle des deux co-présidents, une configuration jamais vue dans le monde.
Il n’a pas réussi, le tour de force de Ravalomanana en 2002, qui n’ayant pas obtenu la reconnaissance internationale suite à son auto-proclamation, s’est fait reconnaître, au bout de 6 mois, d’abord par les américains et puis par les autres pays grâce à la fameuse "évolution de la situation sur le terrain", et donc du coup, a réussi à enterrer les accords de Dakar II.
En 2009, la communauté internationale souhaitait la garantie, de la part de Andry Rajoelina président de la HAT à l’époque, pour que les élections soient organisées le rapidement possible et que la Haute Autorité de Transition(HAT) garantisse qu’elles soient libres, transparentes et régulières.
Trop de tergiversations dans les décisions et une approche maladroite à l’égard de ceux qui devaient être ses alliés : Didier Ratsiraka et Albert Zafy.
Ses seuls vrais adversaires politiques à l’époque était ceux qui soutenaient le retour de Marc Ravalomanana. Et les manifestations de ces derniers était cantonnée uniquement dans l’enceinte de Magro à Antananarivo. En dehors de quelques manifestions anti-TGV dans la ville d’Antsirabe, aucune ville de Madagascar n’était touchée.La présidence et le gouvernement HAT de fait était reconnu dans toute l’île.

Masimana Manantsoa, ministre de l’intérieur de la HAT de l’époque avait déclaré qu’il était possible d’organiser les élections avant la fin de l’année 2009. Les conférences nationales et assises régionales avançaient et le projet de la nouvelle constitution de la Ivème République allait se baser sur les résultats de ces assises.
A ce propos, Masimana Manantsoa avait précisé dans une interview accordée au Courrier de Madagascar du 21/09/2009 : " Sur la place du 13 mai, lorsque j’ai accepté d’être ministre du gouvernement Monja Roindefo, j’étais conscient qu’il n’y aura jamais de reconnaissance internationale. C’est idiot de ma part d’espérer une reconnaissance internationale d’un gouvernement créé dans la rue. Mais moi, j’ai misé sur une élection pour passer vers la quatrième République. ".

Mais pourquoi la stratégie a échouée ? Y-a-t-il eu des éminences grises jouant aux apprentis sorciers dans l’entourage de Andry Rajoelina ? Toujours est-il qu’il a accepté le principe de Maputo, c’est-à-dire accepter l’idée qu’à Madagascar il y avait 4 grandes mouvances politiques, loin de la réalité politique de Madagascar, le pays au 150 partis politiques, et qu’il fallait, à l’issue de ces accords de Maputo, composer et partager le pouvoir avec eux.

Aujourd’hui les mouvances Ravalomanana, Ratsiraka et Zafy se sont alliées pour réduire son pouvoir, quitte à « s’écarter du cadre consensuel prévu par les accords de Maputo » comme le regrette le porte-parole du ministère des Affaires étrangères et européennes de la France qui s’est exprimé à ce sujet le 9 décembre 2009.
En signe de représailles, l’espace aérien Malgache est bloqué pour tout vol en provenance de Mozambique pour empêcher la délégation des 3 mouvances de revenir à Madagascar.
Mais si Rajoelina prend la décision de radicaliser sa position et d’ignorer des accords dans leur phase d’application, il sera isolé par la communauté internationale et subira certainement des manifestations anti-TGV non seulement de la part de la mouvance Ravalomanana, mais aussi des mouvances Zafy et Ratsiraka, qui pourront fédérer un mouvement social des chômeurs qui ont ou auront perdus leurs emplois à cause de cette crise qui n’en finit plus.
S’il accepte la proposition des autres mouvances, il sera affaibli politiquement car cette cohabitation le met en position minoritaire que ce soit au niveau du gouvernement, du congrès, ou du conseil supérieur de la transition qui sont dominés par les 3 mouvances. Et pire, elles pourront même l’empêcher de se présenter à la future élection présidentielle si elles parviennent à empêcher la modification de l’âge minimum du candidat ( 40 ans actuellement, Andry Rajoelina à 35 ans) dans la future constitution.

Avoir accepté Maputo à 4 mouvances et réussi, le tour de force, de se mettre à dos les mouvances Zafy et Ratsiraka, à l’origine en sa faveur, ont été ses erreurs stratégiques. Comme dirait Sun Tzu dans ’’L’art de la Guerre’’ : « Gagner ou perdre une bataille ne se fait pas par hasard, ni par l’intervention des dieux ou des esprits. C’est une question de méthode et de stratégie ». Est-il trop tard pour changer de méthode et enfin décider d’une stratégie et d’un objectif pour Madagascar ?

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PROPOSITION DE SORTIE DE CRISE POUR UN NOUVEL ORDRE CONSTITUTIONNEL

le 21 janvier 2010

Le CSR-AN tient à féliciter le peuple malagasy pour avoir fait montre d’endurance voire de résistance à la crise, fondées sur une rapide et effective sortie de crise. Le CSR-AN a volontairement gardé le silence durant ces joutes d’une rare complexité pour ne pas loin sans faut mettre de l’huile sur le feu sans pour autant délaisser ses responsabilités de mener à bon port les aspirations populaires exprimées lors des Conférences Régionales. En témoignent les différents communiqués et autres interventions médiatiques du Coordinateur National. Maintenant que tout le monde fait sien, l’objectif principal qui consiste à organiser des élections, la tenue de la Conférence Nationale s’avère des plus pressante. A ces égards, le CSR-AN tient à rappeler que : 1. L’aspiration profonde du peuple malagasy pour laquelle il s’est engagé après le renversement du régime totalitaire et despotique, est axée sur deux idées directrices : CHANGEMENT ET DEMOCRATIE ; 2. Le processus d’instauration de ces idées doit (...)
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Rumeurs

Le 11 mars 2010

Le comité de suivi des résolutions du « Teny ifampieranà » du 4 et 5 mars est discrètement et officieusement en place à la présidence. Ce comité "de base" serait composé actuellement de 5 personnes dont les deux présidents de séance des ateliers : Horace Gatien, Rasolo André et d’Annick Rajaona coordinatrice de l’atelier national et par ailleurs porte-parole de la présidence. Il sera élargi aux associations et partis politique lors de sa mise en place officielle.

La désignation du CENI ( Commission Electorale Nationale Indépendante) devrait être effectif dans les tous prochains jours. Il serait actuellement acquis (mais rien n’est définitif) que la mise en place du CENI précédera le remaniement ou élargissement gouvernemental. Les ministres-candidats ne partiraient que si la date des élections est certaine : les élections législatives du mois mai seront, encore, probablement reportées.

Quelques personnalités réputées proches de Didier Ratsiraka, ou l’ayant été, seraient séduits par une participation au futur gouvernement élargi de Camille Vital et auraient donné leur accord.

Les revendications pour le paiement des indemnités et primes des forces armées est probablement le prochain dossier chaud pour le gouvernement. Camille Vital n’est pas parvenu à régler ce dossier hier, mercredi, en raison des difficultés des finances publiques de la transition.

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dossier

Madagascar : Difficile sortie de crise sans une révision du schéma « consensuel » arraché à Maputo

La crise politique fait toujours rage à Madagascar depuis 10 mois. Des violences ont émaillé le conflit entre les partisans du changement conduit par Andry Rajoelina et son compagnon de lutte Monja Roindefo d’une part et les partisans de Marc Ravalomanana de l’autre, et engendré la mort de plus d’une centaine de personnes depuis le 26 janvier 2009. Alors que les discussions entre les mouvances politiques se poursuivent et que les diplomates tentent de résoudre la crise, le gouvernement formé par (...)

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