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Le bricolage politique d’Andry Rajoelina continue.

mardi 22 décembre 2009, par Kasay Mahitsy

Alors que la trêve des confiseurs pour la nativité, décrétée par Andry Rajoelina, ne s’imposera pas cette année à Madagascar. Le bricolage politique improvisé d’Andry Rajoelina lui continue et cela fini par ressembler à une fuite en avant avec les incohérences politiques inhérentes à Andry Rajoelina.
Son abandon des accords de Maputo est enfin concrètement en place après deux semaines d’annonces. La charte de Maputo est abrogée, après avoir été précocement ratifiée à son initiative en septembre 2009. Un premier ministre, le colonel Camille Vital, est nommé deux jours après la nomination d’un chef de gouvernement Cécile Manorohanta. Il devient ainsi le quatrième premier ministre d’Andry Rajoelina en moins de neuf mois : un record qui laisse présumer un exercice très personnel du pouvoir.
Faire et défaire, ainsi Andry Rajoelina revient à son statut initial de mars 2009 : celui d’éternel putschiste. C’est le retour à la case départ avec une HAT 2.0 dans le cadre d’une transition vers la IVe République et une alliance de la dernière chance avec les militaires aux manettes. La voie est ouverte pour les ultras de son camp pour tenter de sauver la mise en passant par un directoire militaire déguisé et éviter celui qui pourrait se mettre en place en leur défaveur.
La nomination du colonel Camille Vital,au poste de premier ministre, dimanche soir aurait, selon lui, l’accord de ses frères d’armes. Mais rien n’est moins sûr, l’armée est divisée en défaveur, pour le moment, d’Andry Rajoelina.C’est le premier travail de Camille Vital : tenter d’obtenir le consentement d’une majorité de l’armée.
Certains militaires, qui lui étaient pourtant favorables, semblent acquérir la certitude que le jeune président doit être cadrer et les exigences pourrait conduire à un remaniement gouvernemental qui déstabilisera ce qu’il reste de la base politique d’Andry Rajoelina. Cette base étant liée au seul exercice du pouvoir par la magie des postes ministériels.
Mais la tâche du colonel Camille Vital ne sera pas facile comme il l’a lui même déclaré le soir de sa nomination. Car l’armée ne participera pas au rabais au gouvernement. La volonté de nommer un vice-premier ministre, issu des rangs de la gendarmerie, chargé du ministère de l’intérieur et d’un vice-premier ministre issu des rangs de la police présume d’un remaniement plus important que prévu. A l’insu de la volonté première d’Andry Rajoelina qui devra abandonner sur le chemin des ministres qui l’ont aveuglement suivi ces trois derniers mois : des futurs déçus et opposants en perspective. Mais il faut pas exclure de futures dissensions au sein même du pouvoir entre la HAT , le futur ex-gouvernement et une faction de l’armée pour le partage des postes ministériels.
Mais la facilité d’Andry Rajoelina a se faire de solides ennemis n’est pas à négliger. Monja Roindefo, son compagnon de lutte et ancien premier ministre, a déclaré sur RFI mardi 22 décembre, "qu’il ne cautionnera pas les dérives autoritaires ni le bricolage politique et institutionnel auquel se le livre Andry Rajoelina" pour sauver son siège présidentiel au détriment des intérêts de Madagascar.
La solution Camille Vital n’est pas sans déplaire à la France qui risquerait de tout perdre devant les maladresses de son poulain. Mais cette solution ne fait pas encore l’unanimité dans l’armée : les risques d’affrontements sont plus que jamais présents avec les trois mouvances qui s’accrochent désespérément aux accords pour une transition consensuelle et passent à l’offensive sur le terrain en commençant par l’installation du Congrès de la transition ( Assemblée Nationale) .
Alors il restera la possibilité d’une troisième et dernière voie malgacho-malgache pour un règlement de crise pour éviter l’affrontement. Dans tous les cas l’armée restera le dernier recours, le dernier rempart pour tenter de remettre Madagascar sur les rails.

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PROPOSITION DE SORTIE DE CRISE POUR UN NOUVEL ORDRE CONSTITUTIONNEL

le 21 janvier 2010

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Rumeurs

Le 11 mars 2010

Le comité de suivi des résolutions du « Teny ifampieranà » du 4 et 5 mars est discrètement et officieusement en place à la présidence. Ce comité "de base" serait composé actuellement de 5 personnes dont les deux présidents de séance des ateliers : Horace Gatien, Rasolo André et d’Annick Rajaona coordinatrice de l’atelier national et par ailleurs porte-parole de la présidence. Il sera élargi aux associations et partis politique lors de sa mise en place officielle.

La désignation du CENI ( Commission Electorale Nationale Indépendante) devrait être effectif dans les tous prochains jours. Il serait actuellement acquis (mais rien n’est définitif) que la mise en place du CENI précédera le remaniement ou élargissement gouvernemental. Les ministres-candidats ne partiraient que si la date des élections est certaine : les élections législatives du mois mai seront, encore, probablement reportées.

Quelques personnalités réputées proches de Didier Ratsiraka, ou l’ayant été, seraient séduits par une participation au futur gouvernement élargi de Camille Vital et auraient donné leur accord.

Les revendications pour le paiement des indemnités et primes des forces armées est probablement le prochain dossier chaud pour le gouvernement. Camille Vital n’est pas parvenu à régler ce dossier hier, mercredi, en raison des difficultés des finances publiques de la transition.

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Madagascar : Difficile sortie de crise sans une révision du schéma « consensuel » arraché à Maputo

La crise politique fait toujours rage à Madagascar depuis 10 mois. Des violences ont émaillé le conflit entre les partisans du changement conduit par Andry Rajoelina et son compagnon de lutte Monja Roindefo d’une part et les partisans de Marc Ravalomanana de l’autre, et engendré la mort de plus d’une centaine de personnes depuis le 26 janvier 2009. Alors que les discussions entre les mouvances politiques se poursuivent et que les diplomates tentent de résoudre la crise, le gouvernement formé par (...)

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