Andry Rajoelina, président de la Transition, a confirmé, mardi, sa position : ’’J’ai décidé de ne pas me rendre à Maputo les 3 et 4 décembre...Les négociations sont terminées. Nous sommes dans la phase de mise en œuvre des accords’’, lors d’une déclaration au palais d’Ambohitsorohitra.
Refusant ainsi la proposition, des autres mouvances, pour l’organisation d’un nouveau sommet à Maputo sur invitation du président mozambicain Armando Guebuza et du chef de l’équipe conjointe de la médiation, Joaquim Chissano.
Ce refus marque aussi la volonté de ne plus voir intervenir les médiateurs internationaux dans les négociations pour la mise en œuvre des accords qui piétine depuis plus de trois semaines. ’’Il faut respecter la souveraineté, l’honneur et l’intérêt des Malgaches (…). J’estime que c’est honteux de se rendre à l’extérieur pour discuter d’une histoire de lutte de chaise et d’intérêt’’, a-t-il déclaré.
L’arrivée de Joaquim Chissano, chef de file des médiateurs, est officiellement prévue cette semaine à Antananarivo selon un communiqué, de samedi dernier, de la mission conjointe d’évaluation de l’Union africaine, de l’organisation internationale de la Francophonie et des Nations unies.
Le président Andry Rajoelina propose une rencontre des chefs de file des mouvances par vidéoconférence. L’ancien président Didier Ratsiraka avait déjà refusé, la semaine dernière, cette proposition émise par Ablassé Ouedraogo, médiateur de l’Union africaine.
Emmanuel Rakotovahiny, co-président, de la mouvance Zafy juge la proposition irréaliste : ’’Les quatre chefs de file ont besoin de se rencontrer physiquement. Ils se sont déjà téléphoné, mais cela n’avait pas résolu le problème’’. Les questions à résoudre ne concernant pas seulement ’’ les quelques postes’’mais aussi l’interprétation de l’attribution des postes ministériels aux autres sensibilités politiques.
La date du mercredi 02 décembre à 10 heures est proposée, au Centre de conférence internationale d’Ivato et en direct sur les radios et télévisions malgaches.
Répondant à une rumeur de publication d’une liste gouvernementale des autres mouvances, le président de la transition Andry Rajoelina déclare : ’’Il est difficile de penser à un gouvernement sans la mouvance Rajoelina’’.
Concernant le risque de sanction financière qui se rapproche il estime que tout les mouvances auront leur part de responsabilité.
