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Editorial

Andry Rajoelina joue la montre pour monopoliser le pouvoir à Madagascar.

22 février, par Kasay Mahitsy

L’option unilatérale qu’il conviendra mieux d’appeler l’option personnelle d’Andry Rajoelina se met silencieusement mais surement en place à Madagascar. Presque qu’un an après la prise du pouvoir, Andry Rajoelina met fin à la transition pour instaurer, a l’insu des malgaches, un pouvoir qui a la volonté de s’installer durablement à la tête du pays : c’est la politique du fait accompli.
Une option mais pas de solution, à ce jour, car aux antipodes du projet proposé il y a un an sur la place du 13 mai : moins de démocratie, moins de liberté d’opinion, plus de pauvreté et une situation économique qui empire. Un projet politique qui a aujourd’hui comme seul fondement le non retour de l’épouvantail Marc Ravalomanana à Madagascar qui ne tardera pas à être désigné comme l’ennemi du peuple. La politique de l’exclusion a de beaux jours devant elle à Madagascar. : le changement promis n’aura été qu’un mirage.
Et d’autres mirages sont promis : une élection législative repoussée en mai 2010 et très probablement mort-née car contestée par la communauté internationale et sans aucune possibilité de les faire valider pour y entrevoir une possibilité de sortie de crise.
Dans quelques semaines Madagascar connaitra pour la première fois des sanctions, l’année de son 50e anniversaire de son indépendance. ’’Même pas peur semble’’ être la réponse de la HAT qui n’en a pas mesuré les risques d’isolement ou plutôt qui en a mesuré l’intérêt a en tiré un profit personnel. Étonnante position des souverainistes qui proposent l’hypothèque des richesses du pays comme solution économique au futur isolement dans lequel ils proposent de plonger Madagascar. Demain pas plus qu’hier les richesses malgaches seront l’objet d’une tentative de partage plus équitable.

Mais le grand frère français n’apprécierait plus les frasques d’Andry Rajoelina qui pourrait être préjudiciable aux intérêts français à Madagascar. Et la recherche d’une solution de sortie honorable pourrait voir le jour pour effacer l’échec d’un poulain maladroit mais aussi celui d’une diplomatie française en perte de vitesse sur le continent africain.
Et si Andry joue la montre pour installer son pouvoir, le temps joue aussi contre Andry Rajoelina qui a instauré, par ordonnance, la fin de cette fausse transition au mois de novembre 2010. Le contre la montre politique ne fait que commencer à Madagascar.


 

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Rumeurs

Le 11 mars 2010

Le comité de suivi des résolutions du « Teny ifampieranà » du 4 et 5 mars est discrètement et officieusement en place à la présidence. Ce comité "de base" serait composé actuellement de 5 personnes dont les deux présidents de séance des ateliers : Horace Gatien, Rasolo André et d’Annick Rajaona coordinatrice de l’atelier national et par ailleurs porte-parole de la présidence. Il sera élargi aux associations et partis politique lors de sa mise en place officielle.

La désignation du CENI ( Commission Electorale Nationale Indépendante) devrait être effectif dans les tous prochains jours. Il serait actuellement acquis (mais rien n’est définitif) que la mise en place du CENI précédera le remaniement ou élargissement gouvernemental. Les ministres-candidats ne partiraient que si la date des élections est certaine : les élections législatives du mois mai seront, encore, probablement reportées.

Quelques personnalités réputées proches de Didier Ratsiraka, ou l’ayant été, seraient séduits par une participation au futur gouvernement élargi de Camille Vital et auraient donné leur accord.

Les revendications pour le paiement des indemnités et primes des forces armées est probablement le prochain dossier chaud pour le gouvernement. Camille Vital n’est pas parvenu à régler ce dossier hier, mercredi, en raison des difficultés des finances publiques de la transition.

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dossier

Madagascar : Difficile sortie de crise sans une révision du schéma « consensuel » arraché à Maputo

La crise politique fait toujours rage à Madagascar depuis 10 mois. Des violences ont émaillé le conflit entre les partisans du changement conduit par Andry Rajoelina et son compagnon de lutte Monja Roindefo d’une part et les partisans de Marc Ravalomanana de l’autre, et engendré la mort de plus d’une centaine de personnes depuis le 26 janvier 2009. Alors que les discussions entre les mouvances politiques se poursuivent et que les diplomates tentent de résoudre la crise, le gouvernement formé par (...)

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