Andry Rajoelina a annoncé, mercredi soir, la mise en place jusqu’en mars 2010 d’une transition dans la transition. Mettant fin ainsi à plus de quatre mois d’errances politiques dans des négociations pour une impossible sortie de crise consensuelle. Mais il n’apporte aucune solution immédiate à la crise malgache qui dure depuis presqu’un an maintenant. Il met en place un statu quo fragile et provisoire : une présidence de fait qui n’est ni de la HAT , ni de la transition et un gouvernement de fait sans premier ministre. Mais la HAT existe-t-elle toujours ?
C’est aussi l’aveu d’un échec politique puisque la piste d’un premier ministre militaire a du être abandonné faute de candidat consensuel au sein des forces armées. Il est d’autre part dans l’incapacité de procéder à une ouverture politique, ni même un remaniement ministériel.
Cette situation durera, au moins, jusqu’au 20 mars 2010 date des élections législatives qui constitueraient, dans son projet, l’amorce d’un retour à une certaine constitutionnalité. Il évite ainsi, soigneusement , la question des élections présidentielles pour lesquelles il n’a toujours pas fixé de calendrier.
La pieuse promesse d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui les organisera avec « un gouvernement qui jouera un rôle de facilitateur » n’engagera que ceux qui voudront bien y croire.
Un régime parlementaire ou semi-parlementaire ( en attendant des précisions) à tendance présidentielle est instauré pour l’après 20 mars 2010 : l’assemblée propose un premier ministre qui sera nommé par le président. Mais est-ce un réel choix politique et constitutionnel ou juste une façon d’éluder un épineux problème ?
Les réponses à vos questions sur un projet politique flou et l’absence de projet et solutions économiques seront pour le mois de janvier. Puisque qu’une trêve politique est mise en place pour la période des fêtes.
En attendant les délégations bloquées à Johannesbourg pourraient rentrer à Madagascar, avant Noël, à condition d’adopter un ’’bon comportement ’’, notion toute relative qu’il sera de bon ton de voir du coté du pouvoir en place. Et pourquoi pas décréter que les politiciens ne fassent plus de politique ?
Andry Rajoelina propose la transition de la transition : une HAT sans premier ministre.
jeudi 17 décembre 2009, par
Editorial
- Comores / Madagascar – Le premier ministre malgache, Camille Vital, à Anjouan.
- Comores - 1117 rondins de bois précieux de Madagascar saisis au port de Mutsamudu
- D’échec en échec, de report en report, Andry Rajoelina s’installe provisoirement et durablement au pouvoir à Madagascar.
- L’Union Européenne juge la feuille de route "inacceptable" et va suspendre son aide au développement à Madagascar
- Andry Rajoelina tente d’ouvrir une troisième voie dans la transition.
- Le nouveau gouvernement de la HAT : la continuité dans l’immobilisme.
- La crise malgache entre dans le pourrissement.
- Le fil de la journée du jeudi 20 mai 2010.
- PROJET D’ACCORD POUR LA FIN DE LA CRISE A MADAGASCAR
- La crise persiste à Madagascar malgré le retrait de la candidature d’Andry Rajoelina.
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PROPOSITION DE SORTIE DE CRISE POUR UN NOUVEL ORDRE CONSTITUTIONNEL
le 21 janvier 2010
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dossier
Madagascar : Difficile sortie de crise sans une révision du schéma « consensuel » arraché à Maputo
La crise politique fait toujours rage à Madagascar depuis 10 mois. Des violences ont émaillé le conflit entre les partisans du changement conduit par Andry Rajoelina et son compagnon de lutte Monja Roindefo d’une part et les partisans de Marc Ravalomanana de l’autre, et engendré la mort de plus d’une centaine de personnes depuis le 26 janvier 2009. Alors que les discussions entre les mouvances politiques se poursuivent et que les diplomates tentent de résoudre la crise, le gouvernement formé par (...)
